Logiciel de caisse 2026 : nouveau délai de certification au 31 août 2026
L'administration fiscale accorde un délai supplémentaire aux commerçants, restaurateurs et prestataires de services. Selon l'actualité BOFiP du 1er octobre 2025, la date limite d'obtention de la certification externe NF 525 (ou équivalent) est reportée du 28 février 2026 au 31 août 2026. Entre le 1er septembre 2025 et cette nouvelle échéance, un justificatif intermédiaire est exigé : l'engagement ferme de l'éditeur auprès d'un organisme accrédité. Sans ce document, l'amende est de 7 500 € par logiciel non conforme.
- Le calendrier des trois phases d'échéance
- Qu'est-ce qu'un engagement ferme au sens du BOFiP ?
- Qui est concerné par l'obligation de certification ?
- Les sanctions en cas de non-conformité
- Étapes à engager avant la fin de la période transitoire
- Coût et modalités de la certification NF 525
- Questions fréquentes
Le calendrier des trois phases d'échéance
La réforme de la certification des logiciels de caisse s'est construite en trois temps successifs. Le tableau ci-dessous récapitule les justificatifs attendus selon la période.
| Période | Justificatif accepté | Statut |
|---|---|---|
| Jusqu'au 31 août 2025 | Auto-certification de l'éditeur (sans condition) | Terminé |
| 1er sept. 2025 → 31 août 2026 | Engagement ferme de l'éditeur auprès du LNE ou d'INFOCERT | En cours — période transitoire active |
| À partir du 1er sept. 2026 | Certificat NF 525 ou équivalent obligatoire | À venir — échéance définitive |
Cette prolongation a été accordée pour absorber le volume de demandes de certification auprès des organismes accrédités, les éditeurs ayant été confrontés à des délais d'instruction plus longs que prévu. Elle s'inscrit dans un contexte de montée en charge généralisée des obligations numériques, que l'on retrouve également avec la réforme de la facturation électronique et les nouvelles précisions de la CNCC sur son application.
La période transitoire actuelle n'autorise pas l'utilisation d'un logiciel non certifié sans justificatif. Elle exige un document écrit prouvant que l'éditeur a engagé les démarches auprès d'un organisme agréé. Sans ce document, l'infraction est caractérisée dès le contrôle.
Qu'est-ce qu'un engagement ferme au sens du BOFiP ?
Le BOFiP précise les documents acceptés pendant la période transitoire. L'engagement ferme se matérialise par un écrit prouvant que l'éditeur a commandé la certification auprès d'un organisme accrédité par le Cofrac — actuellement le LNE (Laboratoire National de Métrologie et d'Essais) et INFOCERT.
Sont recevables : un devis accepté et signé, un bon de commande, un contrat de certification, ou tout courrier officiel mentionnant la date prévisionnelle de délivrance du certificat — celle-ci devant impérativement être antérieure au 31 août 2026.
Point de vigilance : Une simple déclaration verbale de l'éditeur ou un email vague n'est pas suffisant. Le justificatif doit être daté, signé et explicitement mentionner l'engagement auprès du LNE ou d'INFOCERT avec une date de délivrance prévue. Archivez ce document : il devra être présenté immédiatement en cas de contrôle.
Qui est concerné par l'obligation de certification ?
L'obligation s'applique à tous les assujettis à la TVA qui enregistrent des règlements de clients au moyen d'un logiciel ou système de caisse. Le périmètre est large : commerçants, restaurateurs, prestataires de services, mais aussi les professions libérales dès lors qu'elles encaissent des paiements via un tel outil.
Les micro-entrepreneurs sont également concernés dès qu'ils utilisent un logiciel de caisse, même gratuit ou installé sur smartphone. La taille de la structure ou le régime fiscal n'exonère pas de l'obligation. Seuls échappent à cette réglementation : les assujettis réalisant exclusivement des opérations exonérées de TVA, et les caisses autonomes sans logiciel intégré (caisses mécaniques ou électroniques sans composant informatique).
Cette obligation de traçabilité des encaissements s'inscrit dans la politique de lutte contre la fraude à la TVA renforcée par l'article 43 de la loi de finances 2025, dont les effets sur les contrôles fiscaux sont analysés dans l'article sur la procédure de régularisation simplifiée lors d'un contrôle fiscal (article L. 62 LPF).
Les sanctions en cas de non-conformité
Amende applicable : L'utilisation d'un logiciel de caisse non conforme expose à une amende forfaitaire de 7 500 € par logiciel concerné (article L. 80 O du Livre des procédures fiscales). Cette sanction s'applique dès le premier constat d'infraction lors d'un contrôle.
La sanction vise aussi bien les commerçants que les restaurateurs, quel que soit leur régime fiscal ou leur taille. En cas de récidive dans les cinq ans, l'amende peut être doublée. Les contrôles se sont multipliés depuis le renforcement des moyens de lutte contre la fraude à la TVA introduit par la loi de finances 2025.
La lutte contre la fraude fiscale et sociale est un axe prioritaire pour 2025–2026, comme en témoignent également le projet de loi 2025 introduisant la flagrance sociale et le durcissement des sanctions et les alertes de l'ACPR sur 218 nouveaux sites financiers frauduleux en 2025.
Étapes à engager avant la fin de la période transitoire
La période transitoire court jusqu'au 31 août 2026, mais les démarches doivent être engagées sans attendre. Les délais d'instruction auprès du LNE et d'INFOCERT peuvent dépasser plusieurs mois selon le volume de demandes. Voici les actions prioritaires à mener.
- Contacter l'éditeur du logiciel pour obtenir l'engagement ferme écrit avec date de délivrance prévisionnelle du certificat.
- Vérifier que l'organisme certificateur mentionné dans l'engagement est bien accrédité par le Cofrac (LNE ou INFOCERT uniquement).
- Archiver le justificatif (devis signé, bon de commande, contrat de certification) dans un dossier dédié accessible en cas de contrôle.
- Anticiper le budget : entre 3 000 € et 8 000 € selon la complexité du logiciel. Clarifier avec l'éditeur qui supporte ce coût avant tout avenant.
- Planifier la mise à jour du logiciel si une version certifiée distincte est prévue par l'éditeur, pour éviter toute interruption de service en septembre 2026.
Ces démarches s'inscrivent dans le cadre plus large de la mise à jour des outils de gestion, un enjeu qui touche également les obligations liées au changement des codes APE en 2027 et aux nouvelles obligations déclaratives liées au plafond de la sécurité sociale 2026 et ses impacts sur les cotisations.
Coût et modalités de la certification NF 525
La certification NF 525 est délivrée par le LNE ou INFOCERT après vérification que le logiciel respecte les critères d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données d'encaissement. Le processus implique un audit technique du code et des fonctionnalités.
Coût et répartition de la charge
Le coût varie entre 3 000 € et 8 000 € selon la complexité du logiciel. Ce montant est en principe supporté par l'éditeur, mais une partie peut être répercutée sur les utilisateurs via une mise à jour payante ou une hausse de l'abonnement. Avant de signer tout avenant, il est conseillé de demander à l'éditeur une clarification explicite sur la prise en charge financière.
Validité du certificat
Le certificat NF 525 est délivré pour une version spécifique du logiciel. Toute mise à jour majeure affectant les fonctionnalités d'encaissement nécessite un nouveau cycle de certification. Les utilisateurs doivent donc s'assurer que les futures versions de leur logiciel feront l'objet d'une recertification par l'éditeur, et en obtenir la garantie contractuelle. Cette vigilance est particulièrement importante dans le contexte de l'évolution du régime de sanctions sur la facturation électronique prévu dans le PLF 2026, qui renforce globalement les exigences de conformité technique.
Le certificat NF 525 porte sur une version donnée du logiciel. Si l'éditeur publie une mise à jour majeure après certification, vérifiez que la nouvelle version est elle aussi certifiée avant de l'installer. Une mise à jour non recertifiée peut invalider votre conformité.
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Questions fréquentes sur la certification des logiciels de caisse
Oui. Depuis le 1er septembre 2025, l'auto-certification éditeur sans engagement ferme n'est plus suffisante. Sans document écrit attestant que l'éditeur a commandé la certification auprès du LNE ou d'INFOCERT, l'utilisation du logiciel est considérée non conforme. Il faut relancer l'éditeur immédiatement ou envisager un changement de solution.
L'administration accepte tout document attestant d'un engagement ferme de l'éditeur auprès d'un organisme accrédité par le Cofrac (LNE ou INFOCERT) : devis accepté et signé, bon de commande, contrat de certification, ou courrier officiel mentionnant la date prévisionnelle de délivrance du certificat avant le 31 août 2026. Ce justificatif doit être archivé et présenté sur demande.
Non. À compter du 1er septembre 2026, seul un certificat délivré par un organisme accrédité (LNE ou INFOCERT) sera valable. L'attestation de l'éditeur ne suffira plus, quelle que soit sa forme. L'utilisation d'un logiciel sans ce certificat expose à une amende de 7 500 € par logiciel non conforme.
Le coût varie entre 3 000 € et 8 000 € selon la complexité du logiciel. Ce montant est généralement pris en charge par l'éditeur, mais certains le répercutent en tout ou partie sur leurs clients via une mise à jour payante. Il est conseillé de demander à l'éditeur de clarifier qui supporte ce coût avant de signer tout avenant.
Oui. L'obligation s'applique à tous les assujettis à la TVA qui enregistrent des règlements via un logiciel ou système de caisse, y compris les applications installées sur smartphone ou tablette. Les seules exceptions concernent les assujettis réalisant exclusivement des opérations exonérées de TVA, et les caisses autonomes sans logiciel intégré.
Aucun nouveau report n'est annoncé. L'administration a accordé ce délai supplémentaire pour absorber le volume de demandes de certification auprès des organismes accrédités. La prudence commande de traiter la date du 31 août 2026 comme une échéance ferme et d'engager les démarches sans attendre.
- Facturation électronique : nouvelles précisions de la CNCC sur l'application de la réforme
- Contrôle fiscal : procédure de régularisation simplifiée (article L. 62 LPF)
- Lutte contre la fraude sociale : flagrance sociale et durcissement des sanctions en 2025
- PLF 2026 : premières mesures fiscales dévoilées — dont le renforcement des sanctions sur la facturation électronique
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Un doute sur la conformité de votre logiciel de caisse ou sur le justificatif à présenter en cas de contrôle ?
Prendre contact avec le cabinetSources :
BOFiP – Actualité du 1er octobre 2025 : report de l'échéance de certification au 31 août 2026
Légifrance – Article 43 de la loi de finances pour 2025 (renforcement lutte contre fraude TVA)
Barry Louison Audit – Facturation électronique : nouvelles précisions de la CNCC
Barry Louison Audit – Contrôle fiscal et procédure de régularisation article L. 62 LPF